La question du renforcement de l’engagement des collaborateurs, que se posent traditionnellement managers et DRH, va surgir avec encore plus d’acuité dans un contexte d’extension pérenne du télétravail, de retrait progressif (ou brutal) de nombre de salariés des locaux de l’entreprise, ou d’éventuelles politiques publiques de « stop and go » de confinement.

Comment effectivement engager des collaborateurs qui seront de plus en plus « physiquement » désengagés ?

Si l’on considère par ailleurs que les victimes de la crise économique qui se dessine seront comme toujours les plus vulnérables, et que les modalités de fonctionnement des entreprises ne « seront jamais plus comme avant », il est peut-être temps d’inventer un nouveau modèle de création de richesses, plus inclusif, davantage sociétal, et pour tout dire, plus « engageant » !

C’est là que la notion d’entreprises à mission, théorisée dans la récente loi Pacte, peut trouver une déclinaison intéressante. Elle repose sur le postulat que l’érosion naturelle de l’engagement des collaborateurs pourrait être combattue par l’engagement renforcé de l’entreprise en faveur du recrutement de travailleurs handicapés (facilité par le télétravail ?), de candidats sans qualification mais déterminés à se former pour s’insérer durablement, ou de jeunes alternants qui viendront dynamiser les organisations. Ce que le groupe d’écoles Simplon nomme affectueusement « des talents différents »… qui rêvent de s’engager à 200 % dans l’entreprise.

Sans doute une démarche essentielle pour nous rendre davantage optimistes sur l’économie de demain.